A Song for Arbonne (Guy Gavriel Kay)
A Song for Arbonne est un roman de Guy Gavriel Kay publié en 1992, dans lequel l'auteur canadien poursuivait sa plongée dans la fantasy historique.

Based on the troubadour culture that rose in Provence during the High Middle Ages, this panoramic, absorbing novel beautifully creates an alternate version of the medieval world.
The matriarchal, cultured land of Arbonne is rent by a feud between its two most powerful dukes, the noble troubador Bertran de Talair and Urte de Miraval, over long-dead Aelis, lover of one, wife of the other and once heir to the country's throne.
To the north lies militaristic Gorhaut, whose inhabitants worship the militant god Corannos and are ruled by corrupt, womanizing King Ademar. His chief advisor, the high priest of Corannos, is determined to irradicate the worship of a female deity, whose followers live to the south.
Into this cauldron of brewing disaster comes the mysterious Gorhaut mercenary Blaise, who takes service with Bertran and averts an attempt on his life. The revelation of Blaise's lineage and a claim for sanctuary by his sister-in-law sets the stage for a brutal clash between the two cultures. Intertwined is the tale of a young woman troubadour whose role suggests the sweep of the drama to come.
Après le magistral Tigana et son univers inspiré de l'Italie de la Renaissance, changement d'ambiance : c'est désormais au tour de la Provence médiévale, avec troubadours, amour courtois, rivalités entre seigneurs féodaux, et tensions entre royaumes voisins. C’est un cadre qui m’attirait moins a priori mais Guy Gavriel Kay a un talent remarquable pour nous entraîner avec lui à la découverte de ses personnages et à la découverte du décor dans lequel il évoluent.
Je pourrais parler longtemps de certains personnages de ce roman, tant si ils sont mémorables. Comment oublier Bertran de Talair, qui peut être aussi agaçant qu’émouvant ? Comment ne pas être enthousiasmé par le chemin emprunté par Blaise ? Comment ne pas être envoûté par Arianne et sa cour de troubadours ?
Je pourrais également dire tout le bien que je pense que ce récit captivant qui mêle l’épique et l’intime, comme je l’avais déjà constaté pour Tigana. Le résultat est passionnant, dans tous les sens du terme. Derrière les rivalités, les vengeances, les ambitions et les batailles, on trouve des histoires personnelles de filiation, de paternité, et d’héritage.
Guy Gavriel Kay est décidément un auteur de grand talent qui sait parfaitement jouer sur les différents registres pour écrire des personnages et des récits marquants. J’en avais entendu beaucoup de bien et j’en viens à regretter de n’avoir pas pris le temps de lire ses romans plus tôt. Heureusement, je me rattrape désormais, et c’est un grand plaisir !
Zéro Janvier – @zerojanvier@diaspodon.fr