A Brightness Long Ago (Guy Gavriel Kay)
A Brightness Long Ago est un roman de Guy Gavriel Kay publié en 2019. Il s'agit d'une “préquelle” de Children of Earth and Sky qui était son roman précédent et que j'ai lu juste avant.

In a chamber overlooking the nighttime waterways of a maritime city, a man looks back on his youth and the people who shaped his life. Danio Cerra's intelligence won him entry to a renowned school, though he was only the son of a tailor. He took service at the court of a ruling count – and soon learned why that man was known as The Beast.
Danio's fate changed the moment he recognized Adria Ripoli as she entered the count's chambers one night – intending to kill. Born to power, Adria had chosen a life of danger – and freedom – instead.
Other vivid figures share the story: a healer determined to defy her expected lot; a charming, frivolous son of immense wealth; a religious leader more decadent than devout; and, affecting these lives and many more, two mercenary commanders, whose rivalry puts a world in the balance.
L'action prend place vingt-ans avant Children of Earth and Sky. Sarantium s'appelle encore Sarantium, elle n'a pas encore été rebaptisée Asharias. Menacée par les armées du calife, elle résiste encore, mais pour combien de temps ? L'empereur et le patriarche ont beau lancer des appels à l'aide, les cités-États de Batiara, trop occupées à comploter et s'affronter entre elles, n'envoient que des encouragements, mais pas d'armées pour aider la cité impériale à résister aux assauts asharites.
C'est dans ce contexte similaire à l'Italie de la Renaissance que nous rencontrons Guidanio Cerra qui a eu l'opportunité d'intégrer une prestigieuse académie bien qu'il soit le fils d'un simple tailleur de Seressa. Après avoir suivi les enseignements d'un maître humaniste qui va beaucoup l'influencer, il aura l'occasion de rencontrer les “grands” de ce monde et d'être mêlé à des événements qui vont changer l'avenir de la péninsule de Batiara.
Guidanio est un personnage attachant et notre témoin principal tout au long du roman. Il rencontre des personnalités marquantes et hautes en couleur qui jouent un rôle majeur dans le récit, dont ils sont finalement les véritables protagonistes.
Comme souvent dans les romans de Guy Gavriel Kay qui se déroulent dans le monde de Sarantium, il y a des clins d'œil plus ou moins discrets à des personnages ou des événements présents dans les romans précédents. C'est toujours un plaisir de reconnaître ces références, surtout quand l'auteur joue du décalage dans le temps et de la façon dont l'Histoire a retenu, transformé ou oublié les événements en question et leurs protagonistes.
Outre ces clins d'œil sympathiques, il y a aussi, et surtout, de grands moments dans ce roman. On a souvent mis en avant la tendance de George R. R. Martin à tuer ses personnages de façon surprenante ou choquante. Je crois que ce n’est rien comparé à la capacité de Guy Gavriel Kay à faire pleurer en racontant la mort d’un personnage et la vie de celles et ceux qui lui survivent. Il n’a pas besoin de surprendre ou de choquer pour provoquer des émotions, il s’appuie “simplement” sur son écriture et sur des sentiments humains, ceux des personnages et les nôtres.
Je ne peux pas non plus ne pas évoquer les quelques pages qui racontent la chute de Sarantium. Ce n'est qu'un court passage dans le livre, mais je crois que ces quelques pages me hanteront longtemps.
Je ne savais pas exactement à quoi m'attendre en commençant ce roman et même après avoir lu les touts premiers chapitres, mais j'en ressors totalement conquis. Guy Gavriel Kay a décidément un talent incroyable pour raconter des histoires envoutantes, épiques et bouleversantes.
Zéro Janvier – @zerojanvier@diaspodon.fr








