Le petit cabaret des morts (Francis Berthelot)

Le petit cabaret des morts est le septième roman appartenant au cycle romanesque Le Rêve du Démiurge de Francis Berthelot.
Eté 1988. À Viervy, petite ville des Alpes, Yorenn et Romain Algeiba, sœur et frère acrobates, se vouent une passion excessive ... À Viervy, lieu de heurt du monde réel et de l’au-delà, vit Alvar Cuervos, fils d’un démon et d’une bohémienne, assistant du secret docteur Malejour. À Viervy, l’amour qui naît entre Alvar et Yorenn, opposés à tout point de vue, engendre le drame : la jalousie destructrice de Romain, le délire de Malejour aveuglé par science et pouvoir, la duplicité d’Alvar, les violences de Yorenn déchirée entre des idéaux contraires, tout se ligue contre eux — et d’abord eux-mêmes. À Viervy, les âmes des morts sont l’enjeu du conflit qui divise les vivants. La guerre s’installe, tributaire des passions des uns et des autres. À Viervy, le merveilleux spectacle qu’Alvar monte dans son Petit Cabaret ne livre rien au public du drame qui se joue en coulisse. Combat des vivants contre les vivants, des vivants contre les morts, des morts contre les morts, l’affrontement finit par s’étendre aux forces telluriques ...
Jusqu’ici, les premiers romans du cycle pouvaient quasiment se lire de façon indépendante. On retrouvait des personnages d’un livre à l’autre, tel personnage principal d’un roman pouvant apparaître dans un rôle secondaire dans un autre roman, ou inversement, mais chaque livre contenait un récit autonome, sans que l’on soit contraint de lire les précédents pour l’apprécier.
Avec ce septième roman du cycle, c’est moins vrai. Le petit cabaret des mots se présente plus clairement comme la continuité de Hadès Palace. On retrouve à la fois des personnages et des éléments d’intrigue du roman précédent, et il me parait difficile de profiter pleinement de celui-ci sans avoir lu son prédécesseur.
À mes yeux, ce roman entame une convergence entre les différents personnages et les diverses lignes narratives des romans précédents, comme si tout était plus ou moins lié d’une façon ou d’une autre. Je ne sais pas si mon impression est la bonne et si elle se confirmera dans les deux derniers romans du cycle, les prochains jours le diront.
Je dois tout de même dire que j’ai été un peu déçu par ce roman. Ce n’est pas mauvais, on retrouve tout de même le style à la fois onirique et puissant de Francis Berthelot, mais le récit m’a parfois semblé partir un peu dans tous les sens. Finalement, j’ai l’impression que c’est le roman dont j’ai le moins apprécié la lecture depuis le début du cycle. Je suis serein sur le fait que ce n’est qu’un petit passage à vide et que je vais retrouver mon enthousiasme dès que le prochain roman.
Zéro Janvier – @zerojanvier@diaspodon.fr