The Darkest Road (Guy Gavriel Kay)
The Darkest Road est un roman publié en anglais en 1986. Il s’agit du troisième et dernier volet de The Fionavar Tapestry, une trilogie de fantasy par l'auteur canadien Guy Gavriel Kay.

The young heroes from our own world have gained power and maturity from their sufferings and adventures in Fionavar. Now they must bring all the strength and wisdom they possess to the aid of the armies of Light in the ultimate battle against the evil of Rakoth Maugrim and the hordes of the Dark.
On a ghost-ship the legendary Warrior, Arthur Pendragon, and Pwyll Twiceborn, Lord of the Summer Tree, sail to confront the Unraveller at last. Meanwhile, Darien, the child within whom Light and Dark vie for supremacy, must walk the darkest road of any child of earth or stars.
Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : ce troisième tome est encore meilleur que les précédents et conclut magistralement la trilogie. Les deux premiers volets étaient déjà riches en grands moments mais ils permettaient aussi bâtir des fondations pour une conclusion épique et émouvante. Cela paye totalement dans ce troisième tome : les enjeux sont colossaux et surtout, après m’être attaché aux personnages, j’ai été d’autant plus touché par ce qui leur arrive et par les choix qu’ils font.
Les choix, il faut en parler, car il s’agit là d’un thème majeur de la trilogie, sous-jacent jusque là et qui se révèle totalement dans ce dernier tome. La question du libre arbitre face au destin est centrale dans le récit de Guy Gavriel Kay. Ses personnages semblent parfois enfermés dans une destinée inévitable, mais ils font des choix. Parfois difficiles, parfois douloureux, parfois tragiques. Parfois, il n’y a que de mauvais choix, et il faut choisir entre deux maux. Parfois, il faut savoir abandonner le pouvoir. Ou sacrifier sa vie pour celle des autres.
Je me souviens des premiers chapitres du premier roman, j’étais intrigué, déjà un peu envouté, mais je n’étais pas forcément séduit par les protagonistes que l’auteur mettait en scène. Aujourd’hui, après avoir tourné la dernière page du dernier tome, je vois tout le chemin parcouru avec tous ces personnages que j’ai appris à aimer et dont je me souviendrai longtemps. Je garderai également le souvenir de ces personnages dites « secondaires » mais tellement mémorables : Matt Sören, Galadan, Darien, Finn, Diarmuid bien sûr.
Ce qui avait commencé comme un récit de fantasy épique classique, fortement inspiré par Tolkien, avec une dose de Narnia et de légende arthurienne, s’est avéré un cycle de très grande qualité, servi par un style impeccable et envoutant. Je pressentais après le premier tome que cette trilogie était l’une des rares qui pourrait ne pas souffrir de la comparaison avec l’œuvre de Tolkien : je suis ravi de pouvoir le confirmer aujourd’hui.
Zéro Janvier – @zerojanvier@diaspodon.fr