The Summer Tree (Guy Gavriel Kay)
The Summer Tree est un roman publié en anglais en 1984. Il s’agit du premier volet de The Fionavar Tapestry, une trilogie de fantasy par l'auteur canadien Guy Gavriel Kay.

It all began with a lecture that introduced five university students to a man who would change their lives, a wizard who could take them from Earth to the heart of the first of all worlds, Fionavar. And take them Loren Silvercloak did, for his need—the need of Fionavar and all the worlds—was great indeed.
And in a marvelous land of men and dwarves, of wizards and god, and of the Unraveller and his minions of Darkness, Kimberly, Dave, Jennifer, Kevin, and Paul discovered who they were truly meant to be. For the five were a long-awaited part of the pattern known as the Fionavar Tapestry, and only if they accepted their destiny would the armies of the Light stand any chance of surviving when the Unraveller unleashed his wrath upon the world.
Ce roman date des années 1980, c'est de la fantasy classique, clairement inspirée de Tolkien, ce qui n’est pas étonnant quand on sait que Guy Gavriel Kay avait auparavant été l’assistant de Christopher Tolkien pour l’édition du Silmarillion. On retrouve donc certains éléments qui semblent tout droit sortis de la Terre du Milieu.
On peut également penser à Narnia, avec ce récit qui débute dans notre monde et qui se poursuit avec un voyage vers un monde imaginaire, sauf qu’au lieu d’enfants britanniques nous avons ici des étudiants de l’université de Toronto.
Quand on lit le résumé du roman, et même pendant les premières pages, on peut craindre les clichés, le récit typique avec des protagonistes élus dont une prophétie prédit qu’ils sont destinés à qui sauver le monde. Par ailleurs, s’agissant du premier tome d’une trilogie, le texte comporte beaucoup d’exposition, pas toujours de façon subtile.
Pourtant, cela a étonnamment très bien fonctionné pour moi. J’ai été emporté par le récit et le monde proposés par Guy Gavriel Kay. C’est peut-être grâce au style de l'auteur, peut-être grâce au monde classique mais envoutant, peut-être enfin grâce à certains personnages qui sortent du lot ou qui se révèlent plus profonds qu’ils n’en ont l’air au premier abord.
Ce premier tome est très prometteur, et si les deux suivants sont aussi réussis que celui-ci, cette trilogie pourrait bien être l’une des rares œuvres inspirées du Seigneur des Anneaux et qui n’a pas à rougir de la comparaison.
Zéro Janvier – @zerojanvier@diaspodon.fr