Une pension en Italie (Philippe Besson)

Début janvier, le moment est venu de mon rendez-vous annuel avec un nouveau roman de Philippe Besson, un auteur que je lis fidèlement depuis ses premiers romans au début des années 2000, même si mon enthousiasme pour ses textes a faibli depuis cette époque. Cette année, il s’agit de Une pension en Italie, toujours publié chez Julliard.

Milieu des années 60, en Toscane. Un été caniculaire. Une famille française en villégiature. Un événement inattendu. Des vies qui basculent irrémédiablement. Un secret qui s'impose aussitôt. Un écrivain, héritier de cette histoire, en quête de la vérité.

Philippe Besson revient cette année avec un récit autour d'un secret de famille qui concerne son grand-père paternel, autour d'un séjour de vacances en Italie au milieu des années 1960. Quand on connait Philippe Besson et son œuvre, le secret en question est assez aisé à devenir, et il ne fait d'ailleurs pas durer le suspense très longtemps. L'enjeu, ce n'est pas le secret lui-même, mais le déroulement des événements, leurs conséquences sur la famille, et la suite de l’histoire, pour les uns et les autres.

On retrouve le style caractéristique de Philippe Besson, avec ses tics de langage, ses effets de style maladroits, ses tentatives d'écrire du beau sans en avoir l'air. J'y ai longtemps été sensible, je le suis moins désormais.

Le récit lui-même est sans surprise, parfois un peu plat. Pourtant, la dernière partie m'a saisi au cœur, alors que je ne m'y attendais plus. J'ai refermé le livre en me disant qu'il reste dans l'écriture de Philippe Besson quelques traces de ce que j'avais tant aimé il y a plus de vingt ans, ou bien qu'il reste quelques traces de celui que j'étais alors, plus jeune, plus naïf sans doute.

Zéro Janvier@zerojanvier@diaspodon.fr

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